carte Passrelle

 

9782330159856.jpgSimon Lhumain est psychanalyste. Un matin, il casse un vieux bol de faïence bleue, un objet symbolique pour lui. A toucher ces deux morceaux privés l’un de l’autre, il ressent un chagrin enfoui. Ce petit fait anodin « un bol qui se casse » fait remonter à la surface tout un pan de son vécu. Il décide de partir loin espérant pouvoir affronter sa propre histoire. L’analyste écoute les autres, mais qui l’écoute ?

Son introspection va se faire grâce à un voyage au Japon, dans les Iles de Yaeyama. Il va se retrouver seul avec ses hôtes : Akiko collectionne des habits traditionnels anciens, Daisuke pratique l’art du Kintsugi (réparer des objets en céramique avec des liserés d’or)

La présence de ces personnes attentionnées, bienveillantes, va aider Simon à se libérer de son passé douloureux, à lâcher ses remords et ses ressentiments.

Un roman poétique vibrant d’humanité.

     

 

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Juin 1944. Caché dans une charrette à foin, Mainou, 9 ans, traverse la ligne de démarcation. Sa maman vient de décéder et son père doit retourner combattre. Le jeune garçon va rejoindre sa grand-mère en Lorraine dans une petite ferme-épicerie, mais la Lorraine est désormais en zone occupée. Il doit respecter le code de sécurité, ne pas se faire repérer par les Allemands qui viennent à l’épicerie familiale.

Entre sa tante Louise et ses bondieuseries, l’oncle Emile qui tente d’adoucir son existence et sa grand-mère sévère mais aimante, Mainou avec ses mots d’enfants nous racontent les derniers mois de guerre. Mainou écrit à sa maman, il imagine des trucs pour la vie d’après quand son papa sera revenu. Il souffre « d’angine de questions », il prend des « cours de deuil » avec Sylvia l’amie d’enfance de sa maman, juive, cachée dans le grenier. Il a parfois des crises de fugue. Il partage ses pensées avec Marlène Dietrich un cigogneau et Jean Gabin le hérisson.

Mathias Malzieu nous relate, avec beaucoup d’humour, de poésie et de tendresse, l’enfance de son père.

Ce roman est un émerveillement.

 

487.jpg Cela fait bientôt deux ans que Trig et Al, frère et soeur jumeaux, n'ont plus de contact avec leur père. Et voilà qu'il réapparaît dans leur vie et réclame "une dernière aventure" : un mois à sillonner ensemble en canoë les lacs du Canada. A la fois excités à l'idée de retrouver la complicité de leur enfance et intrigués par ces retrouvailles soudaines, les jumeaux acceptent de partir au milieu de nulle part.

Mais dès leur arrivée, quelque chose ne tourne pas rond, les tensions s'installent. Contrairement à ses habitudes, leur père paraît mal préparé à l'expédition, qui s'annonce pourtant périlleuse par ce mois de novembre froid et venteux. Tous les trois devront naviguer avec la plus grande prudence entre leurs souvenirs et la réalité.

Le nouveau roman de Pete Fromm est un voyage inattendu à travers les étendues glacées du Canada où la surface de l'eau sert de miroir à nos peurs, colères et espoirs.

Un roman magnifique qui nous tient en haleine du début jusqu’à la fin ! Pagayant sur les lacs gelés du Canada, Al et Trig se confient des secrets inavouables et découvrent leur père sous un nouveau jour. La famille et ses sentiments contradictoires, la nature à l’état brut, une plongée dans les profondeurs du Canada par grand froid, de quoi passer un moment inoubliable !

 

 

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 Le temps d'une nuit à bord d'un train-couchettes, une dizaine de passagers, qui n'auraient jamais dû se rencontrer, font connaissance, sans se douter que certains n'arriveront jamais à destination.

Un roman aussi captivant qu'émouvant, qui dit l'importance de l'instant et la fragilité de nos vies. Lorsqu'ils montent à bord de l'Intercités n°5789, un des rares trains de nuit encore en activité, rien ne rapproche ces passagers qui se rendent dans les Hautes-Alpes. A la faveur d'un huis clos imposé, tandis qu'ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l'intimité et la confiance naître, les mots s'échanger, et les secrets aussi.

Peu à peu, derrière les apparences, se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l'époque, des voyageurs tentant d'échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges.
Ils l'ignorent encore, mais au petit matin, certains d'entre eux trouveront la mort. L'essentiel réside dans ce qu'ils se seront dit cette nuit-là.

Sans se départir de son aptitude à sonder la psychologie humaine, Philippe Besson nous livre un drame au suspense savamment dosé. Métaphore de la vie qui s'interrompt, ce roman de la fatalité nous rappelle que nul ne maîtrise son destin. Et, si l'issue en est toujours tragique, le chemin parcouru tisse l'histoire de nos existences. Ainsi, par la délicatesse et la justesse de ses observations, Paris-Briançon célèbre le miracle des rencontres de fortune, et la grâce des instants suspendus, où toutes les vérités peuvent enfin se dire.

Un roman qui se lit d’une traite, une galerie de personnages magnifiques et un suspens qui nous tient en haleine jusqu’au bout !

 

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Fabien est un petit garçon heureux qui aime le football, la poésie et ses copains de Sarcelles jusqu'au jour où ses parents partent rejoindre Daech en Syrie. Ecrit à hauteur d'enfant, ce texte d'une bouleversante humanité raconte le cauchemar éveillé de ce petit garçon lucide, courageux et aimant qui va affronter l'horreur de l'Etat Islamique, des bombes de Baghouz et des camps au nord de la Syrie.

"Parce qu'il y a des enfances qui n'en sont pas et des enfants que l'on fait grandir trop vite. Parce que le bruit et la fureur engloutissent leurs rêves, leur poésie et leurs mots. Parce qu'aujourd'hui se demander si les enfants de criminels méritent notre pardon est une insulte à la raison. Parce que nous devons avoir le courage d'affronter l'horreur dans leurs yeux et l'humanité de les accueillir pour les soigner. Parce que ces enfants sont ceux de ce monde que nous avons laissé sombrer. Et parce qu'il n'est jamais trop tard... Ce texte pour imaginer ce que nous dirait l'un de ces enfants sacrifiés, dont les mots ont été volés. Ou tus à jamais".

Un tout petit livre immense par le message qu’il porte, bouleversant, qui nous hante longtemps après avoir fermé la dernière page ! En très peu de mots, l’auteur, à travers les paroles de Fabien, devenu, bien malgré lui, Farid, nous vivons l’exil, l’endoctrinement, la peur et la folie des hommes.